Adresse ^U Contmercedè Marseille à r assemblé t nationalco jLj a chambre du commerce de Marseille avdît rempli une de ses plus importantes obligations, en vous fai« çant Gonnoître, dès; le 4 mars dernier ,.conibien il étoit, instant que TàssemSlée nationale rassurât les Colonies ,; sur les craintes que -leur inspiiroit les manœuvres, qVunér société conhiîë sous le nom des/^mij- des moirs ^, ae cesso'it dé mettre en usage pour faire anniille? le% ^récédens decreîâ ^ qui :les conçernoient , sans iéûéch^ quuns phiîaîitropie mal entendue , rendrait^.ceux qu'elle tïàyolt favoriser les premières victimes de ces àangé- mens, I L'assemliîée nationale avoit décrété le 8 mars dernier,- (Qu'elle n'avoit jamais entendu. Comprcnâ:e les colonies dans la constitution qu'elle a décrétée pour la France, et les assujettir a des IgIx q.n pouvoient être incompa- tibles avec leurs c&nvenaîices locales et particulières ^ Dans le Considérant du décret du ii octobre elle avoîi annoncé la ferme volonté d'établir comme article cons- titutionnel, qu^auGune loi sur l'état des personnes ( sanâ distinction quelconque ) , ne seroit décrétée que sur la demande expresse et formelle dès assemblées coloniales. Les colonies se reposoient sur la foi de Ces décrets ,- mais celui du i^ mai a jette le commer:e de Marseille dans la plus profonde tristesse, nous prévîmes dès»lors ^u'il paroîtroit impraticable dans les colonies ou nous crai gnimes qu il ne put être exécuté qu'au milieu des horrcurî' de la guerre civile. Les fiouvelles que nous recevons ne confirment que trop ce funeste présage j le désespoir qui s'est emparé à^s Colons , ne nous laisse presque plus d'espérance ,' iious croyons nos entreprises suspendues , nos Créahcci' |)erduès et nos fortunes anéanties. Et que l'on né dise pas que le commerce n*est jamais excité que par son intérêt y mais plutôt que l'on consi- dère que l'intérêt du commerce tf'est que l'intérêt de la IhàiSri entière j que lai seul anime l'agriculture , soutient ki îïfanufactuTes , entretient la navigation, grandes rôs^' (?) ^QUrccs ; du paiiyre J que dans Tétat actuel de l-Europc 9 Il faut soutenir y favorise^ , étendre le commerce ou se psoudre à deveqir bientôtt les tributaires des autres états. »Le commerce , le commerce seul , en soutenait , en augmentant les défenseurs de la patrie, peut maintenir cette heureuse liberté , dont on devient idolâtre , quand on a le bonheur de la connoître : et à quoi se réduiroit donc le commerce des Français , s^ils perdoient , s'ils affoiblissoient même leurs rapports avec nos premières colonies. Ce n^est point un préjugé que la philantropie puisse combattre, que la réparation des blancs et des hommes de couleur j c'est l^jmpérieuse loi de la nécessité qui Ta fait naître , et doit la maintenir ; si Kon considère qus les colonies sont peuplées de 600 mille affricains et de éo mille blancs qui sont , par cette immense dispropor- tion, forcés de les tenir dans une dépendance qui puiss^ assurers leurs propriétés et leur existence. On est obligé de convenir que ce n'est qu'en accou- tumant rhommç de couleur au plus grand respect pouç îes blancs , et en imprimant sur ceux-ci un caractère de $u-f périorîté ineffaçable que Ton peut assurer la subordination absolument nécessaire à la tranquillité et à la soumissîom 3UX loîx. Vous l'aviez senti , Messieurs ^ et vous aviez solemneL îement flatté ces colons que vos loix auroient égard po/m eux ausc convenances locales et partieuUères, ■h ;^ Si les législateurs l^s plus sages ont adapté leurs loîx aux divers climats, sans doute voiis ne voudriez' pas gouverner les colonies par les principes fermes que vous pouvez adopter dans vos loii pour la France. Cette pre- snièrc portion de l'empire n*cst pas organisée de ffiême, fl faut ne pas perdre de vue les cojivenances locales et pardculiêreso ■ ^ ^ - ; • I ■*•'■''•" ; ' Notrç devoir, notre attachement et nos liaisons avee sios frères des colonies, l'intérêt pressant de toute la na- tion nous imposent , Messieurs , la loi de' mettre sous vos yeux Tcxcès des maux qui nous menacent. Ce n'est plus une question de savoir si nous pouvon3 nous passer d^ colonies ; ce seroit mettre notre existence en problême : eh bien , Messieurs , si votre sagesse ne vien^t ^u secours de la France, la perte des colonies est con- sommée , si les Dçgres voyent les hommes de couleurs Revenir les égaux des blancs, ils se pénétreront du sen- timent de leur propre force , dès -lors l'indiscipline , la irouble , la discorde , toutes les passions allumées porte- ront la désolation dans toutes nos colonies; une poignée de français sera en prô^e à la barbarie dç leurs esclaves j excités à plonger leurs mains dans le sang â,^ leurs maî-t très , ils ne connoîtront plus ni crainte ni subordination. ' Les riches productions d(es colonies périront sur 1^ îerre , nos fortunes seront détruites, nos espérences ren- ■versées , nos places dp commerce désertes , çt la Fraçicc entière ne sera plus couverte que de ruines.' Mais au milieu de ces perplexités , un appui nous restç , c'est votrc^ sagesse ; elle a tant fait pour l'empire » elle (?) ifa soustrait aux rigueurs du despotisme, elle îe saviverf 'des dan; ' '" tableau. des dangers dont nous vous offrons avec douleur 1^ Elle sera sensible aux alarmes des citoyens zélés e| fidèles qiii implorent les pères de la patrie j elle écouter^ avec bonté les cris dés Colons qui sans doute veulent obéir, mais qui ne sauroîent supporter ou leur ruine ou leur avilissement. C'est ainsi que vous mériterez la reconnois- sance de la génération présente et les bénédictions dç nos neveux, ' - Marseille ^ ce 2 Septembre 17^1. Les citoyens commerçans de Marseille. Signés , Sei-^ mandy Grimaud ; Charles Salles ,• Albouis ; Dolier ; iiamhaud'^ Antoine Martin-, Carraire -y Soller; Isnardr^ Antoine Patot; Hugues ^ V aîné; P'anguarer , père et fils; Pierre Bayn; Léon Audibert ; Ricard aîné -, Sî-f gaud'y Tournés , frères ; Cresp ; J, /. F'errier, Bouca^ ^nîer y père et fils ; Salomon ; Rolland , frères , etc.; Aubert , frères 'y Napollon -^ J. Joseph Cordier ; HonnQ- rati; J. B. Achard ; Nisolas Masse ;d*Amicis; Eut selme , F. Reybaud; Guiliot'y Fi Beûhaux ; Deld^ Jiieux ; Folset et Homborlet ; Sàpet , frètes ; Grantonne (St compagnie ; Baurlier ; Pierre et Louis Blanc; Touri hier , aîné; Bertrand; Malespine et compagnie ^ Tourne,^ ti B. Daniel-, Crudere; Joseph Gautier ; F, Calamanl Morery ; Louis Perde; Louis ' Angleyx ; Maurinl f araire-, Joseph Pousse}; Joseph Figuiere ; J.BoTeisserèl f^lcQlas ; Louis P. Laydet ; Revest ; i/y tt Hoseph Çilly ; Mourier; Fournie?- • J. Joseph Olivier i Dau^ èigny ; DeiTialins ; C. Courmery j Benjamin Salles ; Picard; Montel; J. Joseph M. Essellon; Boulowardî J. "C. Carie; Blancpin; P. Arnaud-^ Urbain , Garnier\ if. Reynier; JPajan et Jouvenet; Rouvier et Vautray ■ Zaïare Peirier ; Finatel ; Joseph Angleyx ,Bonnegrace Chas s aigne ^ jeune ; J. Guion,fils ; Joseph Pin; Louis Uaulin ; Parailhoux ; Ventre et Sahe ; Staffon ; Guil- hermy; Bellot^fils'yFargés et compagnie; Chape j Merleti d'Antoine ; Monier^ Boissiere et Savardin ; Arnopon-, /. ^m. Langier-^ d'Estienne^, Bourguignon; Jean Olivier et^ Xangier'^Brilland,F. Royier; Esclapon ; d* André, etc. Fougue et Alciatory Charmartin , F. Benoît, Cha- près , Martin ^ Ricard et compagnie j Grenet, fils; Mau- rel , Dentre, Clapier, Chaulier et fils y Auget^'F* Monter , Payan , père et fils , Roux , Devaulx , Ven- tre et Pascal, Benoît, Laury , A. Garder, fils y J. Carie, fils aîné; J. Guerer , P, Niol, les cousine Pascal, M. 1 aubère, Ausiere , Tardieu , Chabrou^ lier, Chevilli, fils ; Demaret , cadet; Fourmilier, Au- ^itunt, Couchon , F» Léchée , le an Taharet , P. Secane , P. Maurel , G. et J» Lugues , Garcin , Parrat , Tur-^ het, père et fils; D aimas , Sairicer , Arnaud, Drau- mel, frères i Alexandre Garcin , Perenguier; Reynaud, pour Qhasel; etc. Reynaud, Dillans , Venbersen et compagnie ; Chartier ; etc. Reguis , fils , aîné et Cor- rea , Farrandy , Crosemagnan, Arnaud, N. Daliet , Caries, N\colas , J.Barry, Beaussier et Ventre, Çalici, Dépêché ^ Chauvet et compagnie , Lenlier ^ louis Pinatel , H. Aniavon , F- Guichard, ^p iic, Turhty Nôâet; ect Etienne Detgtun tt ccmpag^^ éuillot ^ Blachie^ Dunlri , Gay , Ar^cmar-^ etc. Aih Imid, Pîgnan; etc. J, Mathieu Eyfer, Gomhen^ Kas- €hu , F'ener et Sarre t , fils , Ddgeville et David ^ Çaux , £>almas , Raphel , Ricnerme , François Comp-^^ Gilles, Rance, Guillaume le Jean, Levit , Mancharâ kt compagnie , Boddo , Blanc , père et fils, F. Caus-* semille .pêreetfils y lacques Licatier , Giieirand , Nl*^ colas , Ê.eynaud^ Mouton Dechaux-^ etc. Rcpert, Bois^ soniers i Flore t et compagnie ,• E .■udïn et Rougon , J, Segond , /. F. Mouton , Charles et Louis Sdllcs , Ckar-*^ les Fahriny , Salles , F. Ravert , père y-incens , Bel- ion et fils , P. Artaud i Èlanc , P.Lajard^ Ca^ h as son , Garnie r , Bonne c , frères ; F. Bacon , fils'^ Lieutarâ, Dallée et Èarruguy , Repouly et compagnie^ Varsy, fils 5 /. Camoïnfils ; Guittpn , Paul Maisse , Gayot , Moîîier , frères et compagnie -, Borel, Charlet^ h compagnie \Pe.ret, pire et fils y Girard du Vemaine, fils et Pâtre , Ùarret,Béaussiers , J. F, Chaix , Etienne et compagnie ', F. Mille , etc,; h. Autfun , Jndré Blan^ card, Xavier et Martin , N.?7 0Uôhon, B.Auget, Si^. mon, Kostan, Bouillon, Maller-, eic. V. VAmelme ^ Boureliôfï, Paul Maisse ; etc^H. Achard et hntenor ^ itisotcour,' Chahercls et Anlelme , et compagnie ; Na-^ ièl , Rebout , Louis Ferrièr , Honoré Brêmond , Rou-* iaud, frères-^ A . Anthoiné , Benne , J. B. Degaye, G. Guy on , Roux , père et fils , Barthélémy , Caiseel , Abeille et\com., F. Dumas , Miraillet , Sidusse , Rossà- iin y Meissonier , J^endiere , Tesloies , cadet ; Astre- vigne , JV. Ferrandi , Martin Salari , et compagîiié^ É. Pellard , Bonin , G, Ceiany Gouin , Scerane , I 'kouis Behet et hndrè Martin^ P. l^angïer , Touache i Gautier, Cass'met -, frères, F'allete , P, Squerras , jKeynaud , neveu , Vaîné; Bernard y Barrière, Romain ^ JTousse ; LàvaBre , J, B; Manuel , Cayal , fih , ^^r- cin, père y J. J. Camoin , P. Dplque ^ j. Jourdan ^ Bertrand, David ,Baujan, Es carra, J. Jacques Fe- rand , P. ïoseph Royse , Candiers , Bonhomme , Pal- lard, luullin, Charton, etc. V^ Connelu, fils , aîné; 'Allard,père et fils \ Philihert Yabre,?. Bourvillon^ Christophe Sallot et compagnie , D. François , IToyard, J. et Georges hudibert ,. T^arteison et fils , commis-^ J. i. Merroien , Joseph Auhrt , Lambert , Reynoir et compagnie-^ Tessau et Guerrin , firères \ Cars fine et compagnie -, Esieu , Romagnac frères , et Lafont i Çrudere, fils i Casimir la Salle, DonnadieWy etcl Perron , ks slave r et compagnie ; Olive et Royer, P. Rolland, H.B. Dupont, Éstaics., Favre Dragons ^^ etc. B. i. Clément, frères ^ .Delon , /. F. Rostan ^ ■Rolland,. Vaîné et ses fils, Rabaud-^ etc. P. Siar et compagnie i Chapellon et Trouchaud^