il A^o-er / ■ 4 J 1 ■VM ' C8) ' se réunissent tous les fils de la conspiration Bri- tannique, c'est donc à vous que nous devons jîous adresser. Eh bien, citoyens nous vous of- frons la vérité, mais pour vous la dire, il faut que nous reprenions l'attitude qui appartient a des hommes libres, à des hommes revêtus dnrï caractère public , il faut que vous bridez nos fers. Salut et Fraternité, . . CL JUS SON, Tas, M I LL ET, Commissaires des Colons patriotes de Sa'nt- Domingue , réfugiés aux Ètatô-Unis dAmé'* ri que. Maison d'arrêt des ci-devant Carmes , Te 8 Vendémiaire, an5' me de la République Fran- çaise , une et indivisible. I çs — . — — - — — — — j cle rimprunerie de Franklin, ruèCléry , n° 7$, LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ. LES ACCUSATEURS INCARCÉRÉS DE POLVEREL ET SANTHONAX , ACCUSÉS ET LIBRES. A LA CONVENTION NATIONALE. c ITOYENS REPRESENTAI, Deux hommes arrachés à leurs familles depuis dix-huit mois , par l'acte de despotisme le plus extraordinaire que la tyrannie se soit jamais per- mis , sans accusation préalable , sans jugement , comme sans causes , ont été exilés } proscrits par la volonté dictatoriale de Polverel et Santhonax , les délégués de Capet. Le dernier coup d'ceil qu'ils ayent jette sur leur infortuné pays , leur a présenté la ville du Cap en cendres et leurs mal- heureux concitoyens fuyant sur une terre étran- gère, pour se soustraire à la torche allumée par ces dictateurs , et pour éviter le poignard que leur atroce fureur avdit aiguisé contre eux. Réunis sur l$s côtes des états unis , sans argent , sans VÔtemens , sans pain , leurs infortunés amis les ont environnés et leur ont dits : toujours fermes , A { Le 18 du même mois,, ils vous. ont adressé mi précis des crimes de ces hommes de sang, et sous leur» verroux , ils vous en ont offert les preuves qui , depuis plus d'un an, s accu- mulent au comité de salut publie. -Le 20 ils ont, réclamé contre les calomnie 3 dont on. a souillé votre enceinte et «ur leur per- sonnes et sur leur mission. Envain vous ont- ils criée que vousavez mis la justice et la vérité à l'ordre du jour ; la vérité a été repoussée a la-justice n'a point été rendue Le 20 encore , clans une nouvelle adresse, ik vous ont offerts les preuves des crimes de Polverer et Santhonax et de ceux de leurs instigateurs. Ils ont demandé que le vœu de leurs constituants A a- » 1 • « — . (4 ) fut rempli, ils ont. demandé d'être entendus à votre bar*e , leurs fers ont été de plus en plus rivés. Le 6 fructidor , ils vous ont dit : voulez vous renver; er absolument le système dé>organisateur de tin , rendra inutiles toutes leurs entreprises et leur impos-r silence. Ecoutez' les commis- saires que les infortunés Colons de Sr. Domingue ont envoyés vers vous. C'est à votre barre qu'un membre ^ouilb par la calomnie et le mensonge £ qa ils doj vent démasquer les conspirateurs. ■•Et ce jour, .mi décret, dicté par iaraison , d'é- quité, 1 havA-také^le droit deegsns , fut rapporté sur les réclamations de ceux qu'ils accusent. Le ici du même mois, ih vous ont dénoncé à toute la France , ceux qui mettroient quelque opposition à leur juste demande, comme com- plices des conspirateurs qu'ils accusent. Us vous ont dit : Les accusateurs dans les fers , lorsque les accusés sont libres, attesteront à tout l'uni- vers que la liberté du peuple Français n'est qu'une chimère. Aujourd nui enfin , citoyens représentai , ils vous repettent solennellement : ha convention nationale est trempée sur les malheurs des colen- \ mes et la faction anglaise triomphe , er ils dénoncent comme auteurs de cette calamité publique , où comme complices de ses au- teurs, tous ceux qui vous porteraient àéloi- ~ (5) gner de vous le développement des grands crimes qu'ils ont à vous -faire connoître. Isolés de leurs collègues par les soins multipliés des factieux, ils n'ont aucune communication avec eux. Ils ignorent quelles démarches ils font vers vous. Immédiatement venus des Etats-Unis, où leurs constituants sont réfugiés, ils sont aussf plus immédiatement informés de leurs intentions* C'est à votre barre qu'ils les ont envoyés; et pour insister sur cette demande , que vous ne pour- riez refuser à de simples pétitionnaires:, ils .ont des motifs qu'ils ne peuvent expliquer qu'à votre,/ barre. S A L U T. Signé/, Clatjsson, Th. Millet , Commissaires des Colons de Saint-Domingue , réfugiés aux Etats-Unis d'Amérique, f Maison d'arrêt des ci-devant Carmes , le 19 fructidor, an 2 e delà République franc, une et indivisible. ) 1 l> À ; I • « f I m ^ m ■■ m ■■■ LIBERTÉ. ÉGALITÉ. FRATERNITÉ. A LA CONVENTION NATIONALE. Citoyens représentai, Lss deux eomroissairss soussignés , envové s vers vous par les infortunes Colons de St. Do- ndngae, réfugia aux Etats-Unis d'Amérinue vous disaient en leur adresse dn in de ce mois : ~« Dans, cinquante lettres aux comités foèfe* » «ti générale et de salut public, ils ont répétés -1 objet et l'importance de leur mission. Ils ont été mis sur la liste de Fouquier-Tinville. » . Ce moyeu étok tfUcuce pour les emoécher de rendre compta de cette mission j ils pensent mie beaucoup de Deisn^nrc toWt- ;^+' ' . / r wo poibu^nes sont intéressées à leur fermer la bouc'I p r'»-» u 7^ *-c • <*■* ^ ucne , c est-,a le motif oui fait pro- longer leur détention. H est certain d'abord que leur caractère publie les dùpensoit de 1 exécution de cette mesure générale , qui a fait mettre en arrestation tous les colons qui ont été membres des assemblées coloniales de St. Damingue ,,on qui ont pris part aux délibérations de l'hôtel Matsiac ; mais, s'ils prouvent que cette mesure ne pouvoit les 'con- cerner, leur arrestation a donc été injuste; quels seront les mollis des comités do salut public et de sûreté générale pour, les retenir dans les fers. ? WKÊÊ — ^ ■•! \ (7) L mi d'eux ( Ciausson ) n'a point été memhrs des assemblées coloniales , et absent de Paris de- puis ïjS5, il n'a pu délibérer à l'hôtel Massiac. Il est donc bien évident que la mesure provo- quée parThuriot,'le 19 venjtose ,• ne pouvoitpas plus le concerner qu'elle ne concernoit tant de colons qui sont restés libres à Paris. Cette me- sure , provoquée par T huriot , portoifc sur les colons, qui s'assembloient , dit-on , à l'hôtel Mas- siac , pour mettre opposition à l'exécution de la loi dit 16 du même mois. Une poignée de co- loris qui s'assemblent à Paris pour s'opposer à l'exécution d'une loi faite pour St-Domingue , présenteront sans doute , et sous un double point de vue , un grand problême à résoudre. Mais si c etoit là l'intention de la loi , pourquoi y corn*. prendre Thomas Millet, absent de Paris depuis le 26 août 1791 , qui a offert aux deux comités de leur prouver qu'il n'étoit jamais entré à l'hôtel Massiac; qui , le 19 ventôse, étoit à mille lieues des côtes d'Europe, et qui, à celte époque, comme homme de mer , vous amenoit ses collè- gue:, sur une mauvaise barque dont l'équipage étoit composé de quatre hommes? Ne vous paroît-il pas évident , Citoyens repré- sentai , que cette mesure provoquée le 19 ven- tôse , ne pou voit pas concerner Th. Millet et Ciausson? Maintenant ils demandent pourquoi le comité ,de sûreté générale a fait mettre en li- ^ .a :>. ****** (8) berté des colons qui sont absolument dans le cas de cette Loi? Qu'on en induise pas cepen- dant qu'ils soient coupables ; au contraire , et le comité de sûreté générale n'a fait que leur rendre justice. Mais pourquoi a-t'il fait excep- tion de Th. Miller et Clausson? Ceux-ci. indé- pendamment du droit qu'ils ont de prétendre à cette mesure , sont revêtus d'un caractère pu- blic, caractère qui leur a 6té imprimé par une section du Peuple français. Enfin ils ne dévoient pas être compris dans la loi du 19 ventôse, et rien n'auroit dû mettre des entraves au rapport qu'ils ont à vous faire. Ordonnez donc , Citoyens représentans , qu'ils soient mis en liberté ; ne prolongez plus leur détention ; vous regretterez peut-être un jour d'avoir cédé aux délais qui l'ont injustement perpétuée. Ils ont une mission importante a remplir auprès de vous , et ils languissent de- puis cinq mois dans les fers ! lis ont de grands crimes à vous dévoiler , et pour leur imposer silence, ils ont été inscrits sur la liste fatale do Fouquier-Tain ville. SALUT. Signés, Clausson , Tu. Millet, Cominissaircs des Colons de St-Domingue , réfugiés aux litats- Unis d" Amérique. jVlnison d'arrêt des ci-devant Carmes, le i\ fructidor, an 2 e de la République française un© et indivisible. m Liberté, égalité, fraternité. I M PO S T U RE S -■> DE SANTHONAX ET POLVEREE Dévoilées à la Convention Nationale^ C 1TOYENS REPRESENTANT, Coiv*eme nous l'avions prévu , Polverel et Santhonax, ces conspirateurs que nous vous avons dénoncés >, abusent , pour corrompre l'opinion publique , et de la bïberté que vous leur avez rendue , et des fers où vous persistez à nous retenir. Nous réclamons encore une fois la faculté de remplir la mission importante qui nous a été confiée ; nous demandons encore une fois à être entendus , et à être entendus à votre barre. L'hu-.* manité , le droit des gens , la raison , la justice réclament impérieusement avec nous , et vous imposent le devoir de faire droit à notre de- mande. Si quelqu'un y* faisoit de nouvelles op- positions , nous vous le dénonçons ,. nous le dé- nonçons à toute la France , comme complice des conspirateurs que nous accusons. Si les législateurs avoient besoin d'être stimu- lés à le remplir , ce devoir que nous réclamons â qu'il* firent leur attention. §ur ce fait. A g WF-- .. ttC V .«y ■■■MÉB £2*2